Revues de spectacles récents à Montréal et à travers le monde!

1er juillet 2015
La semaine Steven Wilson
Une revue par Robert Dansereau, 27 au 29 juin 2015:
L'un des événements musicaux les plus attendus cette année est certainement la série de spectacles de Steven Wilson au Québec pour supporter son dernier album,
Hand... Cannot... Erase... Je peux décrire ces derniers jours comme étant ma semaine Steven Wilson : Une invitation de dernière minute pour assister à la conférence de presse de Steven Wilson, suivi d'un spectacle à Montréal et un spectacle à Québec.

Le samedi après-midi, le 27 Juin, je fus invité à assister à la conférence de presse dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal avec Steven Wilson, un interview de Marie Hélène Poitras. Un événement de 45 minutes organisé par Simon Fauteux, et un aperçu fascinant à travers le périple musical de Steven. Vous pouvez voir la conférence au complet sur Youtube.

Sur la question à savoir s'il y aura jamais un autre album de Porcupine Tree, Steven répond: «Ça ne sera jamais plus mon objectif principal, je pourrais voir une situation où nous pourrions faire un autre disque ensemble, mais je pense que de façon réaliste, ça serait maintenant simplement un projet secondaire, mon projet solo étant fermement établi à titre d'objectif principal».

Sur son implication dans divers projets et collaborations comme No Man et Blackfield: «Pour moi, c'est tout simplement le reflet de toute la musique je l'écoute et de toute la musique que j'aime, j'ai toujours été curieux [...] Les gens disent de moi Tu est un hippie, tu est impliqué dans toutes ces choses différentes et tu semble travailler tous les jours... je ne comprends vraiment pas pourquoi il n'y a pas plus de gens comme moi qui semblent être intéressés à travailler à travers le spectre des divers styles musicaux. Je suis heureux de travailler sur de la musique ambiante et du "noise", de la pure pop et du jazz, du rock progressif et du death metal... pour moi, c'est juste de la bonne musique intéressante! Dans un sens, je me vois comme normal et tous les gens autour de moi sont étranges; Se concentrer dans un seul genre pendant toute une vie est vraiment étrange pour moi.»

Sur son amour de la musique: «Je dévore goulûment la musique, je découvre la musique à travers les vinyles et les CD, j'achète encore dix albums chaque semaine. La chose à propos de l'histoire de la musique est que lorsque vous pensez que vous avez tout entendu, quelque chose d'autre réussira à vous surprendre, quelque-chose que vous ne connaîssiez pas. Je pense aussi que les goût musicaux changent en vieillissant, donc les choses qui ne faisaient pas de sens pour vous quand vous étiez un adolescent accrochent soudainement et je trouve que ça m'arrive très souvent en vieillissant. Je suis toujours étonné par la quantité énorme de musique fantastique qui est disponible et qu'il me reste à découvrir, même à mon âge. Je suis toujours très curieux et passionné lorsque je découvre de la musique auquel je ne suis pas familier avec.»

Sur le style / étiquette qu'on appelle musique progressive: «Je ne crois pas qu'il existe encore une telle chose que la musique progressive, [...] je ne pense pas qu'il est possible d'être véritablement progressif et faire quelque chose que personne n'a jamais entendu auparavant, je serais ravi d'avoir tort, mais j'écoute beaucoup de musique et probablement au milieu des années 1990 fut la dernière fois que j'ai honnêtement écouté quelque-chose que je n'avait jamais entendu auparavant. La plupart de la musique que j'aime beaucoup encore, que j'ai entendu au cours des vingt dernières années n'est pas du tout progressive, elle utilise un vocabulaire musical établi, et il n'y a rien de mal à cela, je crois toujours que vous pouvez investir une musique avec une sensation de fraîcheur en ayant une perspective originale sur des choses qui ont déja été faites et en toute franchise, c'est vraiment ce que je fais en ce moment et en fait, ce que la plupart des gens font! Vous ne pouvez pas écouter de la musique maintenant sans entendre quelque chose qui a été fait auparavant.»

Une des questions que j'ai pu lui demander est s'il y avait un surplus de matériel des sessions d'enregistrement de Hand... Cannot... Erase..., et si il y aurait un EP potentiel de matériel complémentaire, comme il le fait souvent (comme Drive Home en 2014) et sa réponse a été un oui catégorique, il en effet beaucoup de matériel qui fut écrit et enregistré, et il y aura très probablement un mini-album d'accompagnement de trucs alternatifs, il ne sais pas quand ça va sortir par contre.

L'autre question que je lui ai posé était de savoir si la collaboration d'Alan Parsons sur The Raven that Refused To Sing pourrait avoir influencé en partie son matériel avec des éléments de Tales of Mystery and Imagination: «J'adore l'album Tales of Mystery [...] mais c'est une pure coïncidence dans le sens que Raven a été écrit bien avant qu'Alan Parsons soit attaché à ce projet, mais il est évidemment qu'il y a thème commun fort, j'ai beaucoup écouté cet album quand j'étais jeune, donc sans doute que c'était une chose subconsciente, c'est un très bon album.»

Après la conférence, Steven a brièvement salué la foule et a bavardé avec les fans. Je ne pouvais pas résister de demander à Simon de me prendre une photo avec l'une de mes idoles musicales! Je suis au septième ciel, et maintenant, je peux reposer en paix!

Hand... Cannot... Erase... est vaguement basé sur la vie de Joyce Carol Vincent, dont la triste histoire a été documentée dans le documentaire Dreams of a Life en 2011. Vincent est morte à Londres en 2003, après la rupture des liens avec sa famille, ses amis et le monde en général. Ce ne fut que deux ans plus tard que le corps de la jeune femme de 38 ans a été découvert dans son appartement. Wilson a vu ce documentaire et ça l'a inspiré à écrire un album entier sur elle, racontant l'arc de sa vie, du début à la fin. Comme raconte Steven: «C'est l'histoire d'une femme qui va vivre dans la ville, très isolée, et elle disparaît un jour et personne ne le remarque. Mais il y a plus, ce qui est vraiment intéressant dans cette histoire est que votre première réaction quand vous entendez une histoire comme ça est, 'Ah, pauvre petite vieille dame dans la rue que personne ne remarque, personne ne se soucie. Mais Vincent n'était pas comme ça. Elle était jeune, elle était populaire, elle était belle, elle avait beaucoup d'amis, elle avait de la famille, mais pour une raison quelconque, personne ne l'a manquée pendant près de trois ans.»

Samedi soir au Métropolis de Montréal, Le concert a commencé autour de 20h35, et après la vidéo d'introduction mettant en scéne des bâtiments et des immeubles d'appartements de Londres, les musiciens ont lentement fait leur chemin sur scène, présentant la première moitié de l'album Hand... Cannot... Erase... , avec First Regret, 3 Years Older, Hand... Cannot... Erase... et Perfect Life.

Accompagnant Steven dans cette tournée nord-américaine, Nick Beggs à la basse, Chapman stick et au chant, Craig Blundell à la batterie, Dave Kilminster à la guitare et Adam Holzman aux claviers, certainement un rassemblement exceptionnel de musiciens, quelque-peu différent de la tournée européenne qui propose Guthrie Govan aux guitares et Marco Minnemann à la batterie, les deux n'étant pas disponibles en raison d'engagements antérieurs avec leur groupe The Aristocrats en Europe.

Jamais lors des spectacles de Porcupine Tree et de ses concerts solo a-t-on autant entendu Steven Wilson parler autant sur scène, il était très volubile, jasant avec beaucoup d'humour et communiquant plus que jamais avec ses fans, à un moment donné, Steven mentionne «la musique misérable me rend heureux et la musique joyeuse me rend malheureux», une parfaite occasion pour présenter ce que son producteur décrit comme étant la chanson la plus misérable qu'il ait jamais écrit, Routine, accompagné d'une magnifique animation vidéo triste et déchirante comme personne d'autre que Steven peut imaginer. Ensuite, les deux pièces fantastique Home invasion / Regret #9, une puissante et intense suite combinant le hard rock, les belles mélodies et les images sombres.

Le groupe poursuit avec première chanson de Porcupine Tree de la soirée, la très mélodique Lazarus. Entre deux chansons, Steven a présenté avec beaucoup d'enthousiasme sa merveilleuse nouvelle guitare acoustique Babicz Steven Wilson signature, et il suggère avec humour que si vous cherchez une guitare, voilà ce que vous voulez obtenir, car elle est belle, elle sonne bien et la meilleure chose... elle est noire!

Ensuite, ce que je peux certainement décrire comme l'un des moments forts du spectacle, alors que tous les membres de la bande claquent leurs doigts à l'unisson, je reconnaissais les premières notes de Index, une version alternative totalement fulgurante qui m'a tout simplement époustouflé. Ensuite, le bel hommage au shoegazing et aux cinéastes audacieux, la pièce Harmony Korine. Tout au long du spectacle, j'ai vraiment été impressionné par les superbes accompagnements visuels, dont beaucoup sinon la totalité viennent de l'imagination obscure de Lasse Hoile. Et puis Steven a conclu la portion Hand... Cannot... Erase... de son spectacle avec les pièces Ancestral, Happy Returns et Ascendant.

Après quelques secondes dans la noirceur totale alors que les fans sont à applaudir et à crier au bout de leurs poumons, les lumières reviennent sur le voile translucide familier en face de la scène, utilisé lors des tournées précédentes, pour les deux prochaines chansons. Après une vidéo d'introduction dramatique et macabre avec des horloges et des vieillards avec des regards glauques, on a droit à une belle et mélodieuse interprétation de The Watchmaker, immédiatement suivie par une autre pièce de Porcupine Tree, Sleep Together, qui se classe très haut dans l'échelle du sinistre au dernier degré.

Pour le rappel, Steven partageait les derniers scores du soccer de la FIFA, en mentionnant que l'Angleterre a battu le Canada, et à en juger par la réponse très modeste, il a découvert malgré lui que Montréal est une ville de hockey bien plus qu'une ville de soccer. Il a ensuite présenté ce qu'il a décrit comme un version jazzée mais avec un accent heavy métal de la pièce Sectarian, une version complètement délicieuse avec un arrière-plan vidéo incroyablement dérangeant, et pour la grande finale, la belle et très émotionnelle The Raven that Refused to Sing.

Dans sa conférence de presse, Steven a mentionné qu'il y a parfois vingt revues différentes de l'un de ses spectacle et que pas une seule d'entre elles n'est la même, que ces commentaires ne sont pas des faits, mais de simples opinions. Je suis d'accord avec lui. Alors, voici mon opinion: Steven Wilson est de loin l'interprète le plus imaginatif, dynamique et énergique que j'ai jamais vu et ses spectacles sont toujours absolument incroyables, de la première à la dernière note. Oui, je reconnais que je suis un fan de longue date, mais ses spectacles ne déçoivent jamais, et il porte toujours une grande attention à offrir à ses fans des spectacles parfaits dans les moindres détails, avec des performances polies et impeccables.

Un million de mercis à Simon Fauteux de m'avoir donné l'occasion unique de participer à cette fascinante conférence de presse avant le spectacle, ce fut certainement le point culminant de ma semaine, sinon mon année!

À Québec, le lundi 29 juin, la foule était très énergique pour le spectacle à l'Impérial Bell, et Steven et compagnie ont donné à nouveau une performance éblouissante. Le son était impeccable, mais assez fort pour que mes bouchons d'oreilles soient une nécessité pour éviter d'exacerber mon acouphène. En plein milieu de la performance, Steven a eu un petit problème technique alors que l'une de ses cordes de basse a brisé au début de Home Invasion, ce qui a donné lieu à quelques plaisanteries très drôle entre Nick et Steven tandis que l'équipe technique s'affairait à réparer la corde brisée. le spectacle lui-même était presque une copie carbone du spectacle de samedi à Montréal, à l'exception qu'ils ont remplacés Sectarian avec la pièce No Twilight Within the Courts of the Sun, de Insurgentes. Je tiens à remercier chaleuerusement Jérôme Dechêne et Jean-Louis Croteau pour la gentille invitation à cette grande soirée de musique dans la Vieille Capitale.

Une série de spectacles tout à fait extraordinaires lors de cette tournée nord-américaine, avec des éloges unanimes de la part des critiques et journalistes. Je lève mon chapeau à M. Wilson et ses joyeux compagnons pour ses spectacles toujours exceptionnels, qui amalgament le divertissement, l'intensité, la virtuosité musicale avec des vidéos de fond captivantes un éclairage élégant et visuellement simple et efficace. Voilà, mes amis, le but principal d'aller voir un spectacle live.


21 mars 2015
So - Projet Gabriel à Brossard : une revue
Par Robert Dansereau - 21/03/2015
So - Projet Gabriel, So - Projet Gabriel, le groupe hommage à Peter Gabriel jouait hier au Club Dix30 à Brossard. Quel show du tonnerre!

Un spectacle qui allie l'émotion, l'énergie et la grande virtuosité des six musiciens, jamais on aurait pu dire que c'était la toute première prestation sur scène de ce groupe parce qu'ils ont captivé l'audience dès la première note de Come Talk to Me. Une sélection musicale absolument parfaite comprenant les grands classiques de Gabriel en plus de ses pièces plus audacieuses et "proggy".

Et que dire de cette merveilleuse équipe... Charles Bellerose à la basse et au Chapman Stick a su relever le défi d'honorer l'oeuvre de Tony Levin, François Corriveau à la batterie a donné le rythme à la soirée de façon exceptionnelle, Daniel Marsolais à la guitare était éclatant, Guy Charbonneau aux claviers, programmation et décors a été chercher tous les sons mystiques de la musique de Gabriel, et je lève mon chapeau bien haut aux deux vocalistes du groupe, Marc Léveillé et Marie-Claude Marchand, qui étaient simplement superbes et qui se sont mérités de nombreuses ovations au cours de la soirée avec leur performance émotionnelle, enthousiaste et enlevante.

Parmi les pièces jouées, il y avait Shock the Monkey, Mercy street, Games Without Frontier, Here comes the Flood, Don't Give Up, San Jacinto, No Self Control, Solsbury Hill, Digging in the Dirt, Steam, Red Rain, et pour terminer la soirée en beauté, Sledgehammer et Biko en rappel.

Il seront de retour le 20 juin prochain Au Club Dix30, voilà votre occasion de voir un spectacle de première classe!

http://soprojetgabriel.wix.com/soprojetgabriel


14 mars 2015
Alan Parsons Live Project à Montréal : une revue
Par Robert Dansereau - 13/03/2015 - Photo: Manoli Papadakis
Le légendaire compositeur, interprète et réalisateur Alan Parsons jouait le 10 mars à la Salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts devant plus de 1600 fans et nous a offert un spectacle inoubliable! Un orchestre brillant composé de 8 splendides musiciens et un setlist qui était sûr de satisfaire chaque fan.

Le groupe a commencé en beauté avec le formidable medley Luciferama, suivi par Damned If I Do, Don't Answer Me et Breakdown/Raven et le hit éternel, I wouldn't Want To Be Like You. Après un tel début énergique, il a joué quelques ballades dont Time et Old and Wise, pour conclure la première partie de la soirée avec la suite entière de Turn Of A Friendy Card! Une première partie très énergique remplie de ses hymnes progressifs les plus populaires.

Après une pause de 20 minutes, le groupe est revenu sur scène avec quelques-unes de leur pièces plus pop, à commencer par une interprétation à couper le souffle de La Sagrada Familia, suivie par la belle mélodie de Limelight. Puis un moment d'émotion alors Alan a dédié la chanson In The Real World (
Stereotomy, 1985) à son ami, le chanteur Chris Rainbow, décédé il y a quelques semaines. Alan a suivi avec toute nouvelle chanson intitulée, Do You Live At All? puis l'excellente pièce pop Prime Time de Ammonia Avenue. Pour la grande finale, une exubérante interprétation de Sirius/Eye in The Sky qui avait la foule entière debout.

Pour le rappel, Alan nous a tout simplement époustouflé avec une interprétation magnifique de Dr. Tarr and Professor Fether et Games People Play, le tout se terminant par une longue ovation bien méritée! Quel magnifique spectacle!

C'était merveilleux de voir presque tous les musiciens prendre leur tour au chant tout au long de la soirée, avec Alan chantant principalement sur Prime Time, Eye in The Sky, et Nothing Left to Lose de la suite de
Turn of A Friendly Card. Pour dire que ce spectacle était génial est un euphémisme, parce que chaque note de la première à la dernière était tout simplement parfaite.

Alan était accompagné de sept musiciens impeccables, y compris P.J. Ollson au chant, Alastair Greene aux guitares et au chant, Danny Thompson à la batterie, Guy Erez à la basse et au chant, Manny Focarazzo aux claviers, Todd Cooper au saxophone et au chant et Dan Tracey à la guitare et au chant! Chaque musicien avait sa chance de briller pendant le spectacle et chacun a l'a fait de façon admirable.

Après la soirée, je ai eu le plaisir de rencontrer M. Parsons, accompagné de sa charmante épouse Lisa. Amical et patient, il a pris le temps de discuter longuement avec tous ses fans, il a signé une quantité considérable d'albums, d'affiches et s'est fait prendre en photo avec tout le monde! Une belle soirée remplie de souvenirs musicaux précieux! Merci Alan pour ce spectacle incroyable et un gros merci à Jean-Louis et Jérôme de JLJ Musik d'avoir amené un artiste de ce calibre à Montréal et à Québec!


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